Le marché en rêvait, Médiamétrie et l’OJD l’ont fait !
Les 2 grands acteurs des données chiffrées du marché publicitaire ont signés début Mars un accord pour lancer la mesure hybride des sites internet : la réponse à une attente non seulement de la part des annonceurs et agences médias, en demande de toujours plus de fiabilité dans les chiffres médias, mais aussi de la part des éditeurs, qui souhaitaient être rassurés sur la mesure de leurs performances à leur juste hauteur.
Rappelons le
contexte.
Jusqu’à
aujourd’hui 2 types de données étaient disponibles sur Internet, pour les
décisionnaires médias : la mesure de l’audience des sites via le panel
Mediametrie Nielsen NetRatings, dite « user centric » d’un
côté, et la mesure de la
fréquentation des sites, dite « site centric » par l’OJD, de
l’autre.
La mesure de l’audience des sites
via le panel Mediametrie Nielsen NetRatings est donc issue d’un
panel représentatif d’internautes dont l’ordinateur est équipé d’une
« boite noire », qui permet d’enregistrer l’ensemble du surf effectué
à partir de celui-ci. Les panélistes sont identifiés sur des critères
qualitatifs (âge, catégorie socio-professionnelle, …). Les données ainsi
recueillies sont ensuite extrapolées à l’ensemble de la population
d’internautes (environ 39 millions d’individus). Cette mesure portait en elle
les failles propres à la méthode des panels :
- la question de la représentativité du panel
- la difficulté à panéliser certaines catégories de la population (des CSP+++ ne souhaitant pas divulguer leurs parcours internet, des individus en entreprises dont le serveur n’autorise pas le téléchargement de la « boîte noire », …)
- le risque d’erreur au cours de l’extrapolation depuis le panel à l’ensemble de la population, quant aux données « quantitatives » : pages vues et visites.
C’est d’ailleurs ce dernier point
qui a motivé en son temps le lancement de la mesure de la fréquentation des
sites par l’OJD, créant ainsi les seules véritables données
quantitatives fiables, via des outils « labélisés » (Estat /
Mediametrie, Net Solution Partner, AT Internet, …). Les chiffres obtenus et
certifiés par l’OJD portent donc sur le nombre de visites, de pages vues, la
moyenne de pages vues par visite, et ce quel que soit le lieu (France ou
étranger) et le support de connexion (ordinateur, tablette, smartphone).
Il s’agit donc
d’améliorer le système, de parvenir à une vision complète et exhaustive de
l’audience d’un site, d’en enrichir les résultats en en mesurant mieux
l’activité réelle.
La réconciliation des deux types
de données va permettre une « correction » du panel. Ainsi, à
univers comparable (connexions France et depuis un ordinateur), les chiffres
fournis par l’OJD vont notamment permettre de reconsidérer le poids de
représentation dans la population de chacun des panélistes, et donc de corriger
par voie de conséquence, l’audience globale.
Un échantillon représentatif de
200 sites certifiés par l’OJD, toutes familles d’appartenance confondues
(portails, sites de contenu éditorial, d’annonces, d’e-commerce,…) sera utilisé
pour redresser l’échantillon d’internautes. Les résultats de l’ensemble
des sites, sur le critère « Visiteurs Uniques » sera impacté, chaque
panéliste étant concerné par au moins un de ces 200 sites.
Le calage quant à lui,
concernera les résultats en matière de visites et de pages vues. Pour les 300
(à ce jour !) sites dont les chiffres sont certifiés par l’OJD, les
données Nielsen seront remplacées par les données OJD (hors étranger et
uniquement depuis un ordinateur).
À noter qu’une première tentative de
mesure hybride avait été menée il y a quelques années. Baptisée Standard 3,
elle avait échoué principalement parce qu’elle s’appuyait sur des données
quantitatives non certifiées par un organisme indépendant comme l’est l’OJD.
Source : lesblogsmedias.fr, article du 9/03/2012

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